Crinières

Mai 2012 – Racine de chêne 63x34x25 cm

 

Il surveillait la vallée, rien ne lui échappait et il n’échappait à rien. De loin on pouvait le prendre pour une antenne immobile capable de capter les ondes. De près sa chevelure ondulait au gré du vent et des ondes claires du ruisseau où il se baignait. En fait c’était le gardien de ces eaux, le maître des temps et des airs, le seigneur des lieux, coeur de lion.

 

 

L’érosion laisse apparaître ces nervures qui se dévoilent en dépouillant la souche de sa gangue. En fait jamais on ne les voit que l’arbre soit vivant ou mort. C’est la découverte et la révélation de l’âme du bois qui va se mettre en scène dans un tableau vivant. La posture et le traitement dégagent une fière chevelure que la racine de chêne cachait dans son sous sol. C’est là que les richesses se cachent. L’artiste les exhume pour les mettre en valeur.

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